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Informations générales
| Les
oiseaux | La
faune | La
flore
Histoire
de la Réserve et de la région
| Géologie,
topographie et physiographie
Climat
| Calendrier
des phénomènes naturels
 
La Réserve
nationale de faune du cap Tourmente se situe
sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent,
dans la MRC de La Côte-de-Beaupré,
à 50 kilomètres à l’est
de Québec (coordonnées: 47
00N 70 54W). Ce territoire d’une superficie
de 2 399 ha offre un paysage contrasté
de par la rencontre des Basses-Terres du
Saint-Laurent, du Bouclier canadien et des
Appalaches.
Le Service canadien de la faune acquiert
ce territoire le 12 avril 1969, mais ce
n’est qu’en en avril 1978, que
fut officiellement créée la
Réserve nationale de faune du cap
Tourmente avec le mandat de
protéger le marais à Scirpe
d’Amérique,
principal habitat de la Grande Oie des neiges
en périodes migratoires. En janvier
1981, La Réserve devient le premier
site canadien à obtenir le statut
de site RAMSAR (La Convention
de Ramsar désigne
des zones humides d'importance internationale).
Aujourd’hui, la Réserve nationale
de faune offre plusieurs programmes : activités
d’interprétation, réseau
de sentiers pédestres, chasse traditionnelle
à l’oie, exploitation agricole.
| Principales
recherches en cours : |
Étude
sur la Grande Oie des neiges
Baguage
d'oiseaux
Étude
et suivi des espèces en péril
Suivi du
marais à Scirpe d'Amérique |
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306
ESPÈCES D'OISEAUX ONT ÉTÉ
RECENSÉES
DEPUIS LA CRÉATION DE LA RÉSERVE
Cette grande diversité
et les fortes populations d'oiseaux rencontrées
découlent en bonne partie de la situation
géographique privilégiée
de la Réserve. De plus, divers aménagements
ont été réalisés en
collaboration avec Canards Illimités sur
le territoire pour favoriser la reproduction de
la sauvagine. Ces aménagements ont contribué
à l'augmentation de la diversité
des espèces en procurant de nouveaux habitats
aux oiseaux.
LA
MIGRATION
En temps de migration, les
canards barboteurs abondent alors au cap
Tourmente, sans compter les Grandes
Oies des neiges par milliers. Les
parulines et les autres passereaux
se concentrent aussi dans cet étroit corridor
formé par l’escarpement du cap et
la présence du Saint-Laurent. Les rapaces
(Petite Buse, Buse à queue rousse, etc.)
sont aussi au rendez-vous lors de vents favorables.
LA
NIDIFICATION
En temps de nidification, une centaine d’espèces
sont nicheuses sur le site. Le Grand
Corbeau – un fidèle abonné
depuis des années –, le Colibri
à gorge rubis, le Merle
d’Amérique, la Paruline
masquée, la
Paruline jaune, le Bruant
chanteur, le Carouge
à épaulettes, la Crécerelle
d’Amérique et l’Hirondelle
bicolore devraient faire partie de vos
observations faciles lors d’une visite estivale.
Certaines espèces nicheuses sont aussi
sur la liste des espèces
en péril dont le Faucon pèlerin,
la Buse à épaulettes et le Bruant
de Nelson.
L’HIVER
En hiver, les espèces résidentes
les plus fréquentes sont la Mésange
à tête noire, les Pics
mineur et chevelu, le Geai
bleu, la Tourterelle
triste, les Sittelles
à poitrine blanche et à poitrine
rousse, pour ne nommer que celles-là.
Si vous êtes persévérants,
vous aurez peut-être aussi la chance de
voir le Grand Pic,
le Gros-bec errant,
le Durbec des sapins
ou la Chouette rayée
au détour d'un sentier.
Obtenir la liste des
oiseaux du cap Tourmente
Français / Anglais
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Haut
 
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LES
MAMMIFÈRES
Les mammifères présents sur la
Réserve se classent sous plus
de 30 espèces. Les plus communs
sont le Rat musqué,
la Marmotte commune et l'Écureuil roux,
que vous ne manquerez sûrement pas de
croiser dans les sentiers. À l'occasion,
vous pourrez apercevoir un Renard
roux, un Raton laveur, un Lièvre d’Amérique,
un Porc-épic d’Amérique,
un Vison d’Amérique ou une Belette
à longue queue. Le Cerf
de Virginie et l’Ours noir représentent
également des espèces assez
fréquentes.
Très présents mais beaucoup plus
furtifs, de nombreux
petits rongeurs tels que souris et musaraignes
vivent dans les champs et dans les sous-bois.
En hiver, les traces laissées sur la
neige fraîche témoignent de l'activité
de ces petits occupants de la Réserve.
Le Renard roux et plusieurs oiseaux de proie
scrutent les champs à la recherche de
cette petite pitance abondante.
LES AMPHIBIENS
Les amphibiens sont discrets, mais omniprésents
sur la Réserve. La
Rainette crucifère, la Grenouille des
bois et le Crapaud d’Amérique
se rencontrent dans les boisés, alors
qu’on peut entendre ou voir la
Grenouille verte, la Grenouille léopard
et la Grenouille du Nord dans les étangs
et le long des ruisseaux. La
Salamandre à points bleus et la Salamandre
rayée se glissent sous les feuilles
mortes, les pierres et les bûches dans
les boisés humides. On
peut entendre la Rainette
crucifère lors de concerts bruyants,
habituellement en avril et en mai, et par temps
couvert, à la fin de l'été
et au début de l'automne. L'appel de
la Grenouille des bois, un coassement grave,
souvent rapide, se produit dès que les
étangs sont libres de glace. Quand au
Crapaud d'Amérique, qui fréquente
aussi les champs cultivés, on peut entendre
son trille aigu dans les cours d'eau peu profonds
et les étangs en période de reproduction.
LES REPTILES
La seule espèce de reptile répertoriée
jusqu’à ce jour sur la Réserve
est la Couleuvre
rayée. Elle se rencontre un peu
partout, particulièrement dans un endroit
ensoleillé où elle aime prendre
des bains de soleil.
La Couleuvre rayée mesure généralement
de 60 à 80 cm, et quelques rares individus
dépassent 135 cm. Cette couleuvre est
sans danger pour l'humain. L'unique couleuvre
de la Réserve n'est pas venimeuse et
elle se nourrit de vers de terre, de grenouilles
et à l'occasion de souris. Elle avale
ses proies en un seul morceau.
LES
POISSONS
Les ruisseaux, les rigoles, les fossés
et les étangs constituent des habitats
importants pour le frai et l'élevage
de plusieurs espèces de poissons.
L'Omble de fontaine abonde
dans les eaux pures, fraîches et cristallines
des ruisseaux qui cascadent sur les escarpements.
Les épinoches constituent l'alimentation
de base pour de nombreux poissons et oiseaux.
En certains endroits, et selon la période
de l'année, se regroupent des
Épinoches
et des Meuniers
noirs.
LES INSECTES
En ce qui a trait aux insectes, bien qu'ils
n'y ait pas encore d'inventaire exhaustif de
la diversité entomologique de la Réserve,
il est possible d'identifier certaines espèces
facilement observables. Les
libellules et les demoiselles
offrent un balai aérien près des
étangs et des marais. Bien sûr,
toutes les fleurs qui jaillissent des arbres
fruitiers et des plantes attirent bon nombre
d'insectes pollinisateurs comme les guêpes
et les abeilles.
Au sol et dans le bois mort, une multitude d'insectes
décomposeurs font le régal des
oiseaux et petits mammifères. |
 
La
diversité végétale du cap
Tourmente se compose de près de 22 types
de peuplements forestiers et de plus de 700 espèces
de plantes. Le cap Tourmente se caractérise
par de vastes forêts matures, très
recherchées par nombre d’oiseaux.
Les principaux types forestiers rencontrés
sont les érablières, la sapinière
à bouleau blanc, les bétulaies et
les hêtraies. Les tièdes et chaudes
saisons font succéder des tableaux variés
de végétation :
le sous-bois est magnifiquement en fleurs au printemps
(mi-mai), les nombreux arbres fruitiers répandent
leurs effluves dans les premiers balbutiements
de l’été (juin), le marécage
côtier embaume des plantes en fleurs l’été
bien installé (août), et la forêt
de feuillus se pare de magnifiques couleurs chaudes
et lumineuses alors que s’installe l’automne
(octobre). L’hiver, quant à
lui, révèle toute la magnificence
des conifères, alors qu’ils croulent
bien souvent sous l’épaisse neige
et prennent place dans des paysages givrés
mémorables (par exemple, empruntez le sentier
La Prucheraie)... De quoi ravir le visiteur à
chacune de ses visites !
La succession rapide
de plusieurs milieux, depuis le Saint-Laurent
et les Basses-Terres jusqu'aux hautes terres conifériennes,
crée un tout très diversifié,
d'une richesse inégalée dans cette
région du Québec. La variété
des peuplements forestiers situe le territoire
du cap Tourmente dans un écosystème
très étroit entre la région
forestière boréale et celle des
Grands Lacs et du Saint-Laurent. Ainsi,
le site constitue la limite nord de distribution
d'un bon nombre d'espèces végétales
et de plusieurs plantes rares du Québec
et du Canada.
Sur la rive
nord du Saint-Laurent, dans la région du
Cap-Tourmente, on retrouve deux grands domaines
climaciques de végétation : l'érablière
à bouleau jaune et la sapinière
qui appartiennent respectivement à la ceinture
de la forêt décidue et à celle
de la forêt boréale. Les essences
arborescentes des Basses-Terres sont surtout l'Érable
à sucre, le Hêtre à grandes
feuilles, le Bouleau à papier, la Pruche
de l'Est, le Thuya occidental, le Peuplier baumier,
le Frêne de Pennsylvanie et le Frêne
d'Amérique, le Peuplier faux-tremble, le
Peuplier à grandes dents, l'Orme d'Amérique
et le Chêne rouge. Vers le sommet du cap
Tourmente apparaissent l'Épinette noire,
la Sapin Baumier, l'Épinette rouge et le
Pin gris.
L'érablière laurentienne occupe
la plaine piedmontaise et l'érablière
à hêtre constitue le groupement dominant
du complexe forestier. On le trouve aux altitudes
inférieures du cap Tourmente ne dépassant
pas 515 mètres. Vers le sommet s'installent
la bétulaie jaune, la pessière noire
et la pinède grise.
Le marais intertidal
est colonisé principalement par le Scirpe
d'Amérique, la Zizanie aquatique et la
Sagittaire latifoliée. Les rhizomes du
scirpe constituent un élément très
important du régime alimentaire de la Grande
Oie des neiges.
Le marais côtier
se présente dans son ensemble comme une
immense mosaïque de groupes végétaux
dominés par les solidages, la Prêle
littorale, le Lytrum salicaire, l'Impatiente du
Cap et la Vesce jargeau. Toutefois, en bordure
du marais intertidal, une bande homogène
épouse étroitement les contours
de la limite supérieure du marais où
dominent les Carex paléacé et dressé.
Des peuplements très denses de Myrique
baumier, communément appelé "Bois-sent-bon",
occupent aussi plusieurs secteurs du marécage.
Dans la plaine côtière
qui surplombe les marais côtier et intertidal,
les champs sont ensemencés de céréales.
Les lisières sont peuplées d'arbustes
comme les saules, l'Aulne rugueux et les cerisiers.
Dans cette plaine ont été créés
des étangs où les quenouilles abondent.
|
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LES
PREMIERS OCCUPANTS
Les premiers occupants du territoire bordant
le cap Tourmente ont été des
Iroquoïens du Saint-Laurent. Ces
amérindiens sédentaires habitaient
des maisons longues et vivaient d’agriculture,
de chasse et de pêche. Ce sont eux que
rencontra Jacques Cartier lors de son voyage
en 1535, alors qu’il remontait la vallée
du Saint-Laurent. Presque cent ans plus tard,
lorsque Samuel de Champlain emprunte le chemin
déjà parcouru par Cartier, les
Iroquoïens ne sont plus. Seuls quelques
chasseurs Montagnais nomades profitent encore
de l’abondance de la faune sur les terres
du cap Tourmente. Champlain
tombe alors littéralement sous le charme
des attraits et beautés sauvages du cap
Tourmente et décide d’y installer,
en 1626, une première ferme, constituée
d’une habitation et d’une étable.
Les Anglais mettront cependant un frein à
son rêve puisqu’ils mirent le feu
et démolirent tout sur leur passage,
deux années plus tard.
D'Où VIENT LE
NOM DE CAP TOURMENTE ?
C'est en 1608 que
le cap Tourmente est dénommé par
Samuel de Champlain :
"De l'isle aux Couldres costoyans la coste,
fusme à un cap, que nous avons nommé
le Cap de Tourmente, qui en est à sept
lieues, et l'avons ainsi appelé, d'autant
que pour peu qu'il face de vent, la mer y esleve
comme si elle estaoit pleine..."
On comprendra que Champlain le nomma ainsi en
raison des flots qui se soulèvent au
moindre vent à cet endroit.
MONSEIGNEUR
FRANÇOIS DE LAVAL
ET LE SÉMINAIRE DE QUÉBEC
Sous Monseigneur François
de Laval, quelques 40 ans après que les
Anglais eurent tout brûlé, les
terres du cap Tourmente reprennent leur vocation
agricole et deviennent, avec les années,
un vaste domaine cultivé. Le
Séminaire de Québec, à
qui Mgr de Laval a légué ses biens,
poursuit son œuvre et, pendant près
de 300 ans, les terres du cap Tourmente sont
le lieu d’élevage du bétail
et de la culture de diverses plantes fourragères
et céréalières.
C’est ainsi que le cap Tourmente a approvisionné
le Séminaire de Québec en viande,
produits laitiers et légumes jusqu’au
milieu du XXe siècle. Quatre
fermes d'envergure ont vu le jour sous l'égide
du Séminaire : la Grande-Ferme, la Petite-Ferme,
la Ferme de la Friponne et la Ferme du Cap.
LA PETITE FERME

En 1664, Mgr
de Laval rachète presque en totalité
des terres de La Côte-de-Beaupré
avec ses propres deniers, dans le but de garantir
la fondation et l’existence de son Séminaire
à Québec.
Il a aussi l’idée d’y fonder
une ferme-modèle et permettre à
de jeunes gens d’apprendre les travaux
des champs ou différents métiers
les plus nécessaires au pays, tout en
s’éduquant.
On construit alors
les bâtiments nécessaires à
l’exploitation des terres. Le premier
bail de cette nouvelle époque est octroyé
à Romain de Trépagny et sa famille
en 1667. En 1690, on agrandit la maison de la
Petite-Ferme pour une construction finale à
un étage de 100 pieds × 26 pieds
français (32 m × 8 m). S’y
ajoutent la construction d’une chapelle
domestique attenante au pignon est de la maison,
une grange et une étable de pierre.
De 1747 à
1760, Joseph-Michel Cadet, dit Caddé,
devient le nouveau contremaître à
la Petite-Ferme. Décrété
munitionnaire général de la Nouvelle-France
(pour ce, il devait fournir à la colonie
tous les effets dont le Roi aurait besoin) et
boucher du Roi,
il fit fortune sur les terres de la Petite-Ferme.
En effet, il approvisionnait
le Roi à des taux excessifs et
partageait les profits avec son ami François
Bigot, intendant de la Nouvelle-France. Parti
de rien, Caddé devint l’homme le
plus riche de la Nouvelle-France, mais fut
banni pendant neuf ans pour avoir porté
préjudice aux intérêts du
Roi.
En juin 1759, huit navires anglais sous la gouverne
de Wolfe, sont au pied du cap Tourmente. Deux
mois plus tard, 168 soldats britanniques pillent,
saccagent et incendient plusieurs bâtiments
de chaque côté du Saint-Laurent.
Suite à cette dévastation, le
Séminaire de Québec est ruiné.
Mais dès 1760,
on commence réparations et reconstruction.
De nombreuses familles résidèrent
ensuite à la Petite-Ferme, parfois pour
de longues périodes.
En 1934, un événement majeur :
l'installation de la lumière électrique
par la Quebec Power à la Petite-Ferme
et à la beurrerie.
Aujourd'hui, le Service canadien de la faune
utilise la Petite-Ferme comme bureaux administratifs.
L'Association des amis et amies du cap Tourmente
est maintenant responsable de la location de
trois salles de réunion à l'intérieur
de ce bâtiment historique.
LA FERME DE LA FRIPONNE
La Ferme de la Friponne a été
construite en 1750, dans le voisinage de la
Grande rivière du cap (aujourd’hui
la Friponne). En 1752, on construit une maison
à cette ferme. Charles Guilbault, fermier
de Charlesbourg, est engagé comme premier
contremaître dès 1753 et y demeure
avec sa famille jusqu’en 1776.
En 1759, la Ferme de la Friponne n'échappe
malheureusement pas aux soldats anglais dirigés
par Wolfe. Les bâtiments de la ferme sont
reconstruits, mais dans les années 1940
un nouvel incendie ravage la maison d'habitation.
On décide de ne pas reconstruire et de
laisser cette ferme en pâturage. Le seul
bâtiment de cette ferme qui subsiste encore
aujourd'hui est la Maison des Français
tout près du stationnement du Centre
d'interprétation. |
LA FERME
DU CAP, OU FERME DU BOUT DU CAP
Située en bordure
de l'Allée d'Ormes, la Ruine que l'on aperçoit
aujourd'hui est le dernier vestige de la Ferme
du Cap. Cette maison d'habitation fut construite
en 1786. En plus de la maison, cette ferme comprenait
divers bâtiments tels que : une grange-étable,
un silo, une "shed" à bois, une
"shed" à paille, une boutique,
une laiterie adossée à la maison,
ainsi qu'un four à pain.
Suite au départ du dernier couple de fermiers,
la ferme fut convertie en campement loué
par des pêcheurs à l'anguille au
Séminaire de Québec. La maison d'habitation
fut accidentellement incendiée vers 1955-58
et les restes constituent la Ruine telle qu'on
la voit aujourd'hui.
Comme
la Ruine est soumise aux conditions extérieures
et aux intempéries qui l’attaquent
et la dégradent, le Gouvernement du Canada
est intervenu pour préserver ce vestige
historique. C’est pourquoi on peut maintenant
observer une tôle à l’intérieur
de la Ruine. Cette tôle a cependant le
mérite d’empêcher que l'eau
n'entre dans les joints de pierre. Elle permet
aussi de retenir la structure de façon
solide, et ce, pour une durée prolongée!
LA FERME CHeVALIER
: UNE FERME OUBLIÉE
Une autre ferme ayant appartenue
au Séminaire de Québec s'établissait
sur le territoire actuel de la Réserve.
Située entre le Petit Cap et la Petite-Ferme,
de part et d'autre du Chemin du Cap-Tourmente,
cette ferme plus modeste est maintenant complètement
disparue. La maison d'habitation, sise du côté
ouest du chemin a été défaite
pierre par pierre vers 1965. Ces pierres ont
servi à la construction de la maison
d'un médecin dans le faubourg de Saint-Ferréol-les-Neiges.
Du côté est du chemin, la ferme
comportait trois autres bâtiments. Le
dernier fermier qui a opéré la
ferme de 1929 à 1960 se nommait Phydime
Bouchard.
La Ferme Chevalier vers le milieu du 20e siècle,
vue à partir du Petit Cap.
Denise La
Rochelle, la petite-fille de M. Bouchard se
souvient : "Je
me souviens de cet endroit comme d'un havre
de paix et d'énergie.
Chaque été, j'avais le privilège
de passer quelques semaines chez mes grands-parents.
Du matin au soir, je parcourais ces lieux magiques
en essayant de me rendre utile dans les travaux
de la ferme : nourrir les poules, le chien,
les petits veaux et les oies domestiques. Souvent,
ma soeur cadette et moi, avions la mission d'aller
jusqu'au champ porter de l'eau glacée
aux hommes qui ramassaient le foin, par grande
chaleur. Parfois, j'étais fière
d'accomplir des travaux d'hommes comme de "fouler"
le voyage de foin que mon grand-père
chargeait sur la charrette, d'aller chercher
les vaches pour le train ou de rentrer les animaux
dans l'étable. J'adorais, le soir venu,
m'asseoir sur la galerie d'en avant pour contempler
le fleuve, le cap et les nombreux bateaux qui
passaient.

Deux "engagés",
Hélène La Rochelle
et son père Robert La Rochelle
sur un voyage de foin.
Juillet 1955 |
Phydime Bouchard
s'est occupé
de la ferme
de 1929 à 1960 |
Le dimanche, on allait quelquefois à
la messe dans la chapelle du Petit Cap en passant
par un petit chemin forestier rempli d'embûches
pour la petite fille que j'étais. Mon
coeur se serrait juste à la pensée
de rencontrer un animal sauvage ou de glisser
dans le précipice qu'on traversait sur
une planche. Dans cette chapelle, le parfum
enivrant des fleurs sauvages et le chant des
oiseaux donnaient un sens nouveau à la
célébration religieuse.
Quand mes parents venaient passer quelques
jours avec le reste de la famille, alors c'était
le party : nous parcourions les bois environnants
à la recherche de petits ruisseaux afin
d'y taquiner la truite.
Plus tard, à l'adolescence, ma grand-mère
m'engageait pour l'aider durant le temps de
la cueillette des framboises. C'est là
que mon premier amoureux, qui habitait alors
à la Petite-Ferme, venait me rendre visite
à cheval.
Aujourd'hui, quand je me promène sur
la Réserve du cap Tourmente, j'entre
encore en contact avec ces moments magiques
de mon enfance..."
|
LE
SERVICE CANADIEN DE LA FAUNE
La Réserve
nationale de faune du cap Tourmente a été
achetée au Séminaire de Québec
par le Gouvernement du Canada en 1969.
Le Gouvernement du Canada voyait là l’occasion
par excellence de protéger le marais
à Scirpes d’Amérique, principal
habitat de la Grande Oie des neiges lors de
ses haltes migratoires. La philosophie d’Environnement
Canada, en acquérant des terres, était
de conserver et protéger des habitats
représentatifs et stratégiques
le long du Saint-Laurent, afin d’assurer
la protection d’espèces sauvages
dont certaines sont en péril. La
Réserve, d’une superficie de près
de 2 400 hectares – dont 34% de marais
intertidal – a été le premier
territoire à recevoir le statut de «
zone humide d’importance internationale
» (Convention de Ramsar) en Amérique
du Nord, en 1981. Elle fait également
partie d’un réseau national d’aires
protégées.
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EN SAVOIR PLUS
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bien davantage sur l'occupation humaine du territoire
de la Réserve nationale de faune du cap
Tourmente. |
 
QUATRE GRANDES UNITÉS
PHYSIOGRAPHIQUES COMPOSENT LA RÉSERVE
| |
le plateau laurentien
la plaine côtière
le marécage
côtier
le marais intertidal
|
|
| Ces unités, issues
des manifestations glaciaires et post-glaciaires
du stade Wisconsin, ont été remaniées
par le climat, les marées et les vagues pour
leur donner l'apparence que nous leur connaissons
aujourd'hui. |
|
| LE
PLATEAU LAURENTIEN
D'abord, le plateau laurentien
domine le territoire et se compose de roches précambriennes
vieilles de 800 millions d'années.
Il se caractérise par des sommets arrondis
couverts de forêts où coulent de
nombreux ruisseaux. Une falaise abrupte sépare
ce plateau de la plaine. La
topographie du plateau, relativement plane, montre
une série de caps surtout sur les rives
du Saint-Laurent. D'une élévation
d'environ 4500 mètres qu'il était,
le cap Tourmente n'est plus qu'à 571 mètres
au-dessus du niveau de la mer. Le roc de cette
formation se compose entre autres de granit mais
aussi de calcaire de Trenton et de grès
de Postdam dans la brèche du ruisseau de
la Friponne. Du till glaciaire forme la majorité
des dépôts de surface. La
limite orientale de plateau est formée
d'un escarpement de faille quasi vertical - ce
qu'on appelle aujourd'hui l'Éboulis - d'une
hauteur de 95 mètres, à la
base duquel s'entassent de nombreux blocs rocheux
détachés de la paroi par l'action
répétée du gel et du dégel.
LA PLAINE CÔTIÈRE
La plaine côtière,
au relief peu accentué, s'abaisse graduellement
en pente douce vers le fleuve. Elle est
légèrement bosselée dans
sa longueur par des crêtes de paléoplages
et par une importante terrasse marine, composée
essentiellement de sables marins bien drainés.
Les parties les plus basses et les plus uniformes
sont constituées d'argile marine de 1,5
à 4,5 mètres d'épaisseur,
reposant sur des schistes d'Utica vieux de 450
millions d'années. C'est là un secteur
à vocation agricole.
|
LE
MARÉCAGE CÔTIER
Le marécage côtier qui succède
à la plaine, ne
recouvre qu'une étroite bande d'environ
200 mètres de largeur. Ce secteur
plus ou moins marécageux peut être
inondé périodiquement et possède
une flore beaucoup plus diversifiée que
la plaine côtière ou le marais intertidal.
Formée presque
entièrement d'argiles marines d'environ
un mètre d'épaisseur reposant
sur des schistes d'Utica interstratifiés
de grès de Postdam, cette bande de terre
relativement plane est entrecoupée de nombreux
canaux, rigoles et ruisseaux.
LE
MARAIS INTERTIDAL
Enfin, le marais intertidal, d'une configuration
irrégulière, qui s'étend
sur plus de 800 hectares, est l'espace
balayé par les marées moyennes.
Il est séparé du marécage
côtier par une brusque dénivellation
d'environ un à deux mètres de haut,
surnommé "l'écart". Cette
étendue d'argiles marines, très
uniforme, d'une largeur qui varie entre 60 et
760 mètres, est recouverte par de grandes
étendues de Scirpe d'Amérique dont
la Grande Oie des neiges extirpe le rhizome pour
se nourrir lors de ses passages migratoires.
Source : Service canadien
de la faune
Carte
topographique
La zone ceinturée
de rouge représente le territoire ayant
le statut de Réserve. |
 
Le
secteur du Cap-Tourmente jouit d'un climat tempéré
froid avec hiver humide et été frais
qui se rattache au type tempéré
maritime de la région climatique de l'estuaire
du Saint-Laurent. La
topographie particulière du cap Tourmente,
son relief accidenté, les aspects divers
de ses pentes et leurs orientations, son exposition
sud, la présence de la masse d'eau importante
du Saint-Laurent, autant de facteurs qui, en exerçant
une forte influence sur les températures
maximales et minimales quotidiennes, contribuent
à la différenciation des températures
avec l'altitude. L'indice de ces conditions climatiques
sur la végétation se traduit par
la présence de groupements plus nordiques
au sommet du cap Tourmente alors que les érablières
laurentiennes croissent dans la plaine piémontaise. |
 
| AVRIL |
AOÛT |
| Mi-avril
|
Arrivée
des Oies des neiges
Les premiers passereaux arrivent |
| Fin avril |
Nombreux
canards aux étangs |
|
| Mi-août |
Rassemblement
des passereaux
Abondance de traces d'Ours
Abondance de petits fruits
|
| Fin août |
Début
des migrations de passereaux
Champs agricoles à
maturité |
|
| MAI |
SEPTEMBRE |
| Début
mai |
Observation
des oies
Nidification des canards
Passage des bruants
Observation du Faucon
pèlerin
Chorales de grenouilles
 |
Floraison
des plantes printanières dans
les |
| |
sous-bois |
|
| Mi-mai |
Observation
des oies
Passage des parulines
Arrivée des colibris
Chorales des grenouilles |
| Fin mai |
Arrivée
des moucherolles
Départ des oies
pour l’Arctique
Fauconneaux au nid
 |
Floraison
du Populage des marais dans le
|
| |
marécage |
|
|
| Début
septembre |
Passages
des passereaux
Début des rassemblements
de canards |
| Mi-septembre |
Passage
de rapaces
Rassemblement des sarcelles
d’hiver |
| Fin septembre |
Arrivée
des premières oies
Passage des rapaces et
des bruants |
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| JUIN |
OCTOBRE |
| Début
juin |
Observation
des colibris aux abreuvoirs
Floraison des cerisiers,
aubépines, pommiers
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| Mi-juin |
Couvées
de canards
Floraison
des arbres fruitiers |
| Fin juin |
Couvées
de canards
Floraison
d’orchidées en forêt |
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| Début
octobre |
Observation
des oies
Passage des bruants
Festival des couleurs
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| Mi-octobre |
Grande
affluence d’Oies des neiges |
| Fin octobre |
Départ
des canards
Passage
des migrateurs tardifs
Départ
des oies vers le sud |
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| JUILLET |
JANVIER, FÉVRIER, MARS |
| Début
juillet |
Nidification et élevage des oisillons
Envol
de plusieurs oisillons |
| Fin juillet |
Mue
de nombreuses espèces d'oiseaux
Marécage
côtier en fleurs |
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Observation
des oiseaux fréquentant les postes |
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d’alimentation situés
le long des sentiers de randonnée
pédestre sur neige damée. |
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